Que dit l’Islam sur le port du voile ?

 

 

 

لسلام عليكم ورحمة الله (تعالى وبركته

 

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ

 

 

Nous allons aujourd’hui traité d’un sujet essentiel qui est le port du voile en Islam.

Comme chacun le sait, de toute époque, le voile est l’élément par excellence qui permet à la femme musulmane de se différencier de la femme non musulmane.  

Ainsi, au travers de cet article, nous recueillerons les différents avis juridiques concernant le statut légal du port du voile.

Je complèterais cet article Incha’Allah wa ta’ala plus tard avec ce que l’on peut trouver dans les autres religions, courants spirituels, coutumes et traditions d’autres civilisations afin de montrer que le voile n’est pas une ordonnance Coranique uniquement.

Les différentes sources primaires dans le corpus islamique traitant du sujet du voile sont les suivantes :

وَقُل لِّلْمُؤْمِنَٰتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَٰرِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا ۖ وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَىٰ جُيُوبِهِنَّ ۖ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا  لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ ءَابَآئِهِنَّ أَوْ ءَابَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَآئِهِنَّ أَوْ أَبْنَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ أَخَوَٰتِهِنَّ أَوْ نِسَآئِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَٰنُهُنَّ أَوِ ٱلتَّٰبِعِينَ غَيْرِ أُو۟لِى ٱلْإِرْبَةِ مِنَ ٱلرِّجَالِ أَوِ ٱلطِّفْلِ ٱلَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا۟ عَلَىٰ عَوْرَٰتِ ٱلنِّسَآءِ ۖ وَلَا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ ۚ وَتُوبُوٓا۟ إِلَى ٱللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَ ٱلْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ 

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. 
Et repentez-vous tous devant Dieu, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » 
Sourate 24 (An-nour), verset 31.

 يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِىُّ قُل لِّأَزْوَٰجِكَ وَبَنَاتِكَ وَنِسَآءِ ٱلْمُؤْمِنِينَ يُدْنِينَ عَلَيْهِنَّ مِن جَلَٰبِيبِهِنَّ ۚ ذَٰلِكَ أَدْنَىٰٓ أَن يُعْرَفْنَ فَلَا يُؤْذَيْنَ ۗ وَكَانَ ٱللَّهُ غَفُورًۭا رَّحِيمًۭا 

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (un pan de leurs tuniques) : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » 
Sourate 33 (al-Ahzâb), verset 59. 

 

Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle), nous a transmis, qu’Asma qui est la sœur ainée d’Aïcha (que Dieu les agréer), était entrée chez le Prophète (paix et salut sur lui) portant des vêtements fins. Alors, le Prophète (paix et salut sur lui) détourna la tête et dit : « Asma, à partir du moment où elle est pubère, il ne convient plus que l’on voit de la femme autre chose que ceci, en montrant son visage et ses mains »
(Abou Dâwud,  Al Bayhaqî mais également  dansAt-tabarânî dans Al-kabîr(378/143/34) et dans Al-awsat (2/230/8959))

Les trois sources ci-dessus indiquent une portée générale avec notamment le terme « croyants » et «croyantes» et le terme «femme» concernant le hadith.

Il y a également un autre verset qui, lui, a cependant une portée restrictive :

 يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا تَدْخُلُوا۟ بُيُوتَ ٱلنَّبِىِّ إِلَّآ أَن يُؤْذَنَ لَكُمْ إِلَىٰ طَعَامٍ غَيْرَ نَٰظِرِينَ إِنَىٰهُ وَلَٰكِنْ إِذَا دُعِيتُمْ فَٱدْخُلُوا۟ فَإِذَا طَعِمْتُمْ فَٱنتَشِرُوا۟ وَلَا مُسْتَـْٔنِسِينَ لِحَدِيثٍ ۚ إِنَّ ذَٰلِكُمْ كَانَ يُؤْذِى ٱلنَّبِىَّ فَيَسْتَحْىِۦ مِنكُمْ ۖ وَٱللَّهُ لَا يَسْتَحْىِۦ مِنَ ٱلْحَقِّ ۚ وَإِذَا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتَٰعًۭا فَسْـَٔلُوهُنَّ مِن وَرَآءِ حِجَابٍۢ ۚ ذَٰلِكُمْ أَطْهَرُ لِقُلُوبِكُمْ وَقُلُوبِهِنَّ ۚ وَمَا كَانَ لَكُمْ أَن تُؤْذُوا۟ رَسُولَ ٱللَّهِ وَلَآ أَن تَنكِحُوٓا۟ أَزْوَٰجَهُۥ مِنۢ بَعْدِهِۦٓ أَبَدًا ۚ إِنَّ ذَٰلِكُمْ كَانَ عِندَ ٱللَّهِ عَظِيمًا 

«Ô vous qui croyez! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation et permission ne vous soient faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu’Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d’Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d’Allah, un énorme péché.»

Sourate 33 (al-Ahzâb), verset 53.

 

En plus du contexte, les savants, en s’appuyant sur les différentes sources islamiques attestent que les femmes du prophète (aleyhi salat wa salam) devaient se voiler intégralement et qu’elles devaient se couvrir leur chevelure ainsi que leurs mains.

Ainsi dans cette sourate nous avons au verset 53 une ordonnance concernant les femmes du prophète et au verset 59 une législation venant pour toutes les croyantes.

Pour ce qui est du contexte, la sourate  « An Nour » nous indique qu’elle a essentiellement été révélé à l’ensemble des croyants afin d’y apporter des codes moraux surtout concernant la relation entre les hommes et les femmes.
Cette dernière fut d’ailleurs révélée peu de temps apres la sourate « Al-Ahzab ». Les thèmes y sont d’ailleurs liés.

Après la bataille ayant eu lieu à Badr, les ennemis de l’Islam, voyant qu’ils n’arriveraient plus à lutter contre notre messager (aleyhi salat wa salam) se sont efforcer de nuire aux musulmans en tentant de les déstabiliser psychologiquement en lançant certaines calomnies.

Ainsi dans la sourate « An Nour » fut révélé presque directement après la sourate « Al-Ahzab », nous pouvons y voir les liens suivants  :
Le mariage entre Zaynab (Que Dieu l’agrée) et notre prophète bien aimé (sallalahou aleyhi wa salam) a eu pour conséquence la révélation des versets 28 à 73, et à l’occasion de la seconde attaque, la calomnie envers `Aïcha (que Dieu l’agrée).
La sourate « An-Nour » est descendue comme un remède afin que la oumma ne soit pas atteinte par ces maux.
Il faut ainsi garder en tête le contexte et le relier à l’ordonnance du voile, ainsi nous pourrons tenter de comprendre l’immense sagesse quant à l’ordonnancement du voile :

Verset 32-33  : Les femmes de notre Prophète bien aimé ont été invité à rester dans leurs appartements afin d’éviter de révéler leurs atours et d’être des tiers.

Verset 53 : Interdiction  concernant les musulmans d’entrer dans les pièces de vie réservées au Prophète.

Verset 55 : La distinction entre les mahrahim et non-mahrahim est établie . Seuls les mahrahim ont l’autorisation  de rentrer  dans les pièces de vie des épouses du Prophète car non possibilité de mariage entre eux.

Verset 53-54 : Les femmes du Prophète furent interdites aux musulmans.

Verset 57-58 : La  malédiction et le courroux d’Allah sont promis si une personne offensait le prophète. Aussi, porter l’atteinte à l’honneur d’un musulman ou d’une musulmane constitue un péché.
Verset 59 : Les musulmanes sont invitées à se voiler lorsqu’elles sortent de leurs demeures.

Ainsi dans la « An nour »nous retrouvons les thèmes suivants :

  • La  fréquentation des hommes et femmes coupables d’adultère n’était pas recommandé  et il était  interdit de contracter un mariage avec eux.
  • Quiconque accusait ou calomniait un musulman  d’adultère sans pouvoir amener 4 témoins était  80 coups de fouet.
  • Les musulmans doivent méditer concernant la fausse accusation de `Aïcha (Qu’Allah l’agrée).
  • La bonne foi est ce qui structure la relation entre les individus et  non sur la suspicion  la présomption    d’innocence est instaurée.
  • L’interdiction  d’entrer chez une personne fut établie, la permission devait être demandée auparavant.
  • Les croyants sont invités à baissé leur regards devaient baisser leurs regards, les croyantes sont invitées a rabattre  leur voile sur leur  tête et leur poitrine, même lorsqu’elles se trouvent chez elles.
  • La femme doit faire preuve de pudeur de manière générale en portant un voile en sortant et ne pas se maquiller devant un tiers.
  • Le mariage est mis en avant les esclaves sont compris  dans cette ordonnance.
  • L’affranchissement d’esclaves est alors promut. Les propriétaires d’esclaves  et les  musulmans sont incités  à aider les esclaves à acquérir leur liberté, en s’appuyant notamment  sur la  la loi permettant à l’esclave de demander son affranchissement.
  • La prostitution fut interdite.
  • Mesure visant a respecter l’intimité des gens, interdiction de rentrer dans les appartements privés d’un homme ou une femme a certain moment de la journée (matin, midi et soir).
  • N’est pas considéré comme du vol  l’aveugle, l’handicapé  et malades venant manger sans la permission chez un croyant.
  • L’affection et l’amour des croyants sont développés grâce aux relations sociales afin de distinguer les hypocrites des croyants : Adoption de mesures disciplinaires visant a  structurer la oumma  et l’affermir et ainsi décourager les ennemies voulant semer la corruption.

Le contexte étant posé, l’avis des 4 écoles ici est de dire que le voile est une obligation légale pour toutes les croyantes, il y a même consensus (ijm’a), c’est-à-dire que les 4 écoles de jurisprudence sont alignées sur cette position.
L’obligation est de couvrir tout sauf les mains et le visage (ainsi le coup et la poitrine sont dissimulés)

L’École Hanafite :
L’Imam Abou Hanifa déclare que la visage les mains ainsi que les pieds ne font pas partie de la Awra de la femme. (Al-fiqh ‘alâ Al-madhâhib Al-raba’a tome I ‘Awra)

L’École Malikite :
– Dans la Mudawwana de Sahnûn (ouvrage référence du droit malikite), l’Imâm Mâlik fut interrogé sur la possibilité de voir le visage d’une femme qui nous est étrangère et il répond : oui… (Ref : Mudawwana 2/334).
– Il en est de même dans le Mukhtasar de Khalîl : « sa ‘awra avec l’étranger est tout son corps sauf le visage et les mains » 
– Le Qadi ‘Iyâd dit à propos de l’obligation de cacher le visage exclusivement réservée aux nobles épouses du Prophète : « il y a unanimité sur le fait que le devoir de cacher le visage est spécifique aux épouses du Prophète , cela ne concerne que les épouses du Prophète » 

l’École Shafiite :
L’mâm An-nawawî rapporte: « la ‘awra de la femme libre est tout son corps sauf son visage et ses mains, c’est là l’avis de l’Imâm Mâlik, Abou Hanifa, Ash-shâfii, Al-awzâ’i, Abu Thawr et une version chez Ahmad Ibn Hanbal » fin de citation de son livre Al-majmou’.

L’École Hanbalite :
Deux tendances:
1) Une tendance (Arabie Saoudite) de l’obligation.
2) Une tendance rapporté aussi de l’imâm Ahmad sur la non obligation.

Ainsi la question soulevée ici en dehors du voile en amène une autre, à savoir la Awra (la zone d’intimité ou encore la zone de nudité) c’est-à-dire la nudité que peut montrer une femme à des inconnus, à des membres de la famille de son mari, de sa propre famille ou de ses enfants et de son mari.

Dans le tafsir d’Ibn Kathir nous pouvons le commentaire selon le passage « et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris »

«[…] C’est ainsi que le prophète a dit : «Qu’aucune femme ne décrive une autre à son époux comme s’il la voyait»
‘Abd Allah rapporte dans son exégèse , selon  Abî Sâleh, selon Ibn ‘Abbas au sujet de ce verset «Il s’agit des femmes musulmanes, c’est-à-dire qu’elles ne montrent pas leurs atours à une juive ou à une chrétienne, à savoir le cou, les boucles d’oreilles, la ceinture et tout ce qui ne doit être vu par quelqu’un qu’il lui est interdit d’épouser»

Concernant la awra pour la femme dans le fiqh Malikite cela concerne :

« – avec son mari : il n’y a pas de `awra.
– entre femmes : la `awra est du nombril jusqu’aux genoux.
– devant un homme étranger : la `awra est tout hormis le visage et les mains sauf si son visage est beau et attire alors elle est dans l’obligation de cacher son visage.
– pendant la prière : la `awra est tout sauf les mains et le visage.
– devant les mahârîm : les mahârîm ont le droit de voir le cou, les cheveux, bras, et les pieds.
– devant une femme non-musulmane ou bien une musulmane perverse : elle doit se couvrir complètement comme si elle était devant un homme étranger à elle.
*A noter que la femme doit couvrir ses pieds dehors

le mahram est toute personne avec qui la musulmane ne peut se marier.

(extrait de fiqh an Nisa) « 

Nous voyons donc ici que le voile fait partie intégrante de la parure de la croyante, elle fait partie de sa awra et est à protéger.

Il ne ressort pas quant au fait de couvrir sa awra qu’il faille un vêtement spécifique, le tout est de couvrir les formes sans que ces dernières n’apparaissent, le libre choix revient aux femmes concernant l’habit, la couleurs et la manière de faire.
C’est pour cela qu’au travers des pays musulmans tantôt nous trouvons des hijab, tantôt des niqab , des khûmur (pluriel de  khimar) etc.
Le but recherché est de se fondre dans la masse, d’être discrète  ainsi  une femme s’habillant  par exemple de manière flashi dérogerait à cela et cela aurait pour effet l’effet inverse désiré.

Bon nombre de vertus existent concernant le voile quelles soient spirituelles ou non.

Concernant l’homme nous voyons que dans la tradition islamique il est conseillé de se couvrir la tête, le corpus islamique nous rapporte par différentes voies que notre prophète bien aimé portait un turban. Cela devient donc une sunna (il y a des divergences sur la couleur préféré du prophète Aleyhi salat wa salam).

Aussi il ne faut pas négliger sa dimension mystique.

Dans le tafsir d’Ibn kathir concernant le verset 125 de la sourate al Imran nous lisons que certains rapportent que les montures et les anges sont venus et que leurs signes distinctifs étaient de la laine mais d’autre cela  était un turban :

« […]Pour  Makhoûl, ils avaient des turbans comme signes.  Ibn Mardiwih rapporte selon ‘Atâ ibn Rabâh, selon Ibn ‘Abbâs, le Messager d’Allah a dit au sujet de Sa parole « par des singes distinctifs » : « c’est-à-dire avec des marques ». Il a dit «  Le jour de badr, les Anges portaient des turbans noirs et le jour de Huunayn, des turbans rouges »
Selon le hadith de husayn Ibn Mukhâriq, selon Sa’id, selon El-hack, selon Muqsim, Ibn ‘Abbâs  a dit «  les Anges n’ont combattu que  le jour de Badr »
Mohammed Ibn Ishâq  rapporte selon  Musqim, selon Ibn’Abbas « Le jour de la bataille de Badr, les Anges avaient comme signes des turbans blancs qui pendaient sur leurs dos. Le jour de Hunayn ils portaient des turbans rouges. Les anges n’ont combattu que le jour de Badr. Dans les autres batailles, ils constituaient un secours sans participer au combat » ( nous voyons ici que la divergence se porte sur savoir si les anges ont combattus ou assister et non sur le port du turban)
Ibn Abî hâtem rapporte selon Hichâm ibn ‘Arwa, selon Yahia Ibn ‘Abbâd, Az-zubayr portait le jour  de Badr un turban jaune qui lui voilait le visage, les Anges sont descendus avec des turbans de la même couleurs » ; « Aussi en plus de se courir la tête les quatre écoles de jurisprudence rapporte que prier avec un turban est un acte méritoire ce qui veut dire que la prière a plus de baraka, plus de chance d’être agréer par Allah soubanahou wa ta’ala et ainsi le satisfaire plus. Cela nous facilite également le rapprochement avec Lui.»
Cela est également étendu selon certains avis au fait de se couvrir la tête par un autre moyen (chachia etc).

L’Imam Malik rapporte :

« Le turban a été porté au commencement de l’islam et il n’a pas cessé d’être porté jusqu’à notre temps. Je n’ai vu personne parmi les Gens d’Excellence qui ne portaient pas le turban, comme Yahya ibn Sa’id, Rabi’a et Ibn Hurmuz. Je voyais dans le cercle de Rabi’a plus de trente hommes portant des turbans et j’étais l’un d’entre eux et Rabi’a ne l’a pas réprimé avant que les Pléiades ne soient montées (c’est-à-dire avant qu’il n’ait dormi) et il avait l’habitude de dire : « Je jure que je constate que cela augmente l’intelligence. » rapporter dans Al-Jami’ fi Al-sunan Ibn Abi Zayd.

le Prophète aleyhi salat wa salam a dit : « La distinction entre nous et le polythéistes est le turban sur nos chapeaux [qalansuwa] » (Abu Daoud et Tirmidhi).

Aussi  comme nous l’avons dit plus haut avec le voile de la femme l’essentiel est possiblement  de se couvrir et la tête sans que ce soit forcément un turban.

 

Wallâhu A’lam et (Allah est plus savant)

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