Est-il autorisé de faire du’as ou salat Al Janaza pour les non musulmans ?

 

 

Nous avons vu dans l’article « Le musulman peut’il assister à l’enterrement d’un non-musulman ? » qu’il est autorisé d’assister à l’enterrement d’un non musulman.

Qu’en est-il de celui qui voudrait faire du’as et/ou salat Al Janaza sur le mort non musulman ?

Il y a 3 passages isolés connu  dans le Qu’ran qui pourraient appuyer le fait qu’un musulman puisse implorer le pardon d’Allah en faveur d’un non musulman.Voici les passages en question :
Sourate 14 verset  41 :

﴾ رَبَّنَا ٱغْفِرْ لِى وَلِوَٰلِدَىَّ وَلِلْمُؤْمِنِينَ يَوْمَ يَقُومُ ٱلْحِسَابُ ﴿

« Ô notre Seigneur! pardonne-moi, ainsi qu’à mes père et mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes ».

Sourate 14 verset 36 :

رَبِّ إِنَّهُنَّ أَضْلَلْنَ كَثِيرًۭا مِّنَ ٱلنَّاسِ ۖ فَمَن تَبِعَنِى ﴿

﴾ فَإِنَّهُۥ مِنِّى ۖ وَمَنْ عَصَانِى فَإِنَّكَ غَفُورٌۭ رَّحِيمٌۭ 

« Ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens. Quiconque me suit est des miens. Quant à celui qui me désobéit… c’est Toi, le Pardonneur, le Très Miséricordieux »

 

ainsi que les verset  118 et 119 de la sourate 5 :

﴾ إِن تُعَذِّبْهُمْ فَإِنَّهُمْ عِبَادُكَ ۖ وَإِن تَغْفِرْ لَهُمْ فَإِنَّكَ أَنتَ ٱلْعَزِيزُ ٱلْحَكِيمُ ﴿

« Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage ».

قَالَ ٱللَّهُ هَٰذَا يَوْمُ يَنفَعُ ٱلصَّٰدِقِينَ صِدْقُهُمْ ۚ لَهُمْ جَنَّٰتٌۭ تَجْرِى مِن تَحْتِهَا ٱلْأَنْهَٰرُ ﴿

﴾ خَٰلِدِينَ فِيهَآ أَبَدًۭا ۚ رَّضِىَ ٱللَّهُ عَنْهُمْ وَرَضُوا۟ عَنْهُ ۚ ذَٰلِكَ ٱلْفَوْزُ ٱلْعَظِيمُ

  « Allah dira: «Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques: ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement.» Allah les a agréés et eux L’ont agréé. Voilà l’énorme succès ».

Regardons maintenant ce que disent certains versets :

 إِنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ مِنْ أَهْلِ ٱلْكِتَٰبِ وَٱلْمُشْرِكِينَ ﴿

﴾ فِى نَارِ جَهَنَّمَ خَٰلِدِينَ فِيهَآ ۚ أُو۟لَٰٓئِكَ هُمْ شَرُّ ٱلْبَرِيَّةِ 

« Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs iront au feu de l’Enfer, pour y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires. »

[Sourate al-Bayyinah 98:6]

لَّقَدْ كَفَرَ ٱلَّذِينَ قَالُوٓا۟ إِنَّ ٱللَّهَ ثَالِثُ ثَلَٰثَةٍۢ ۘ وَمَا مِنْ إِلَٰهٍ إِلَّآ إِلَٰهٌۭ وَٰحِدٌۭ ۚ وَإِن ﴿

﴾ لَّمْ يَنتَهُوا۟ عَمَّا يَقُولُونَ لَيَمَسَّنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوا۟ مِنْهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

 » Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent: En vérité, Allah est le troisième de trois  » 

[Sourate al-Maidah 5:73]

Il y a également de nombreux versets convergents dans ce sens.

Or les chrétiens, plus particulièrement les catholiques, les protestants, ainsi que les orthodoxes sont des associateurs parmi les gens du livre.

﴾ وَمَن يَبْتَغِ غَيْرَ ٱلْإِسْلَٰمِ دِينًۭا فَلَن يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى ٱلْءَاخِرَةِ مِنَ ٱلْخَٰسِرِينَ ﴿

« Et quiconque désir une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » 

[Sourate ali-Imran 3:85].

il y’a également beaucoup versets allant dans ce sens.
La sourate 5 énonce la rétrospective de Issa aleyhi salam le jour du jugement où Allah soubanahou wa ta’ala demandera à Issa aleyhi salam si c’est lui qui a demandé qu’on le prenne lui et sa mère comme divinité.

 

Ce jour là il répondra :

 ٱعْبُدُوا۟ ٱللَّهَ رَبِّى وَرَبَّكُمْ ۚ وَكُنتُ عَلَيْهِمْ شَهِيدًۭا مَّا دُمْتُ فِيهِمْ …﴿

﴾ فَلَمَّا تَوَفَّيْتَنِى كُنتَ أَنتَ ٱلرَّقِيبَ عَلَيْهِمْ ۚ وَأَنتَ عَلَىٰ كُلِّ شَىْءٍۢ شَهِيدٌ 

«… Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur». Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, C’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. »

[Sourate al-Maidah 5:117]

Nous voyons que Issa aleyhi salam se désavouera le jour du jugement derniers  de ceux qui n’ont pas suivit Allah.

Le fait de dire « Si Tu les châties, ils sont Tes serviteurs. Et si Tu leur pardonnes, c’est Toi le Puissant, le Sage»  dans le verset 118 est a mettre en corrélation avec le verset 36 de la sourate 14.

Elle souligne l’attribut de la Volonté D’Allah soubanahou wa ta’ala qui est que Allah fait ce qu’il veut.

Il est bon de souligner  que ces deux versets renvoient à la notion concernant l’attribut de  volonté divine mais que cela ne renvoie aucunement à une approbation de ces pratiques.

Un chrétien pourrait se servir de la même méthodologie en mettant en exergue la notion suprême de volonté divine pour demander à un musulman si oui ou non Allah serait capable de s’incarner dans Issa aleyhi salam puisqu’il est capable de toutes choses.

Nous ne traiterons pas de cela ici c’est juste pour établir la notion de possibilité avec la notion d’approbation.

Concernant également les versets 36 et 41 de la sourate 14 il faut les rattacher  avec ces versets là :

﴾ وَٱغْفِرْ لِأَبِىٓ إِنَّهُۥ كَانَ مِنَ ٱلضَّآلِّينَ ﴿

« Et pardonne à mon père, vraiment il fait partie des égarés » 

[ As-Shuaraa – 26/86]

﴾ لَن تَنفَعَكُمْ أَرْحَامُكُمْ وَلَآ أَوْلَٰدُكُمْ ۚ يَوْمَ ٱلْقِيَٰمَةِ يَفْصِلُ بَيْنَكُمْ ۚ وَٱللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌۭ ﴿

« Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront d’aucune utilité le Jour de la Résurrection, Il [Allah] décidera entre vous, et Allah est Clairvoyant sur ce que vous faites. »

[Sourate 60 Al mumtahanah – verset 3]

قَدْ كَانَتْ لَكُمْ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌۭ فِىٓ إِبْرَٰهِيمَ وَٱلَّذِينَ مَعَهُۥٓ إِذْ قَالُوا۟ لِقَوْمِهِمْ إِنَّا بُرَءَٰٓؤُا۟ ﴿

مِنكُمْ وَمِمَّا تَعْبُدُونَ مِن دُونِ ٱللَّهِ كَفَرْنَا بِكُمْ وَبَدَا بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمُ ٱلْعَدَٰوَةُ وَٱلْبَغْضَآءُ

أَبَدًا حَتَّىٰ تُؤْمِنُوا۟ بِٱللَّهِ وَحْدَهُۥٓ إِلَّا قَوْلَ إِبْرَٰهِيمَ لِأَبِيهِ لَأَسْتَغْفِرَنَّ لَكَ وَمَآ أَمْلِكُ لَكَ

﴾ مِنَ ٱللَّهِ مِن شَىْءٍۢ ۖ رَّبَّنَا عَلَيْكَ تَوَكَّلْنَا وَإِلَيْكَ أَنَبْنَا وَإِلَيْكَ ٱلْمَصِيرُ

« Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: «Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul». Exception faite de la parole d’Abraham [adressée] à son père: «J’implorerai certes, le pardon [d’Allah] en ta faveur bien que je ne puisse rien pour toi auprès d’Allah». «Seigneur, c’est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons [repentants]. Et vers Toi est le Devenir. » 

[Sourate 60 Al mumtahanah – verset 4]

Nous voyons que Ibrahim aleyhi salam a demandé pardon en faveur de son père lorsque ce dernier était vivant et non mort, le cadre générale dans les versets précédent le verset 4 est dit que Ibrahim se désolidarise de son peuple, le cas particulier est la demande pour son père :
Ensuite dans le verset suivant nous lisons :

وَمَا كَانَ ٱسْتِغْفَارُ إِبْرَٰهِيمَ لِأَبِيهِ إِلَّا عَن مَّوْعِدَةٍۢ وَعَدَهَآ إِيَّاهُ ﴿

﴾ فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُۥٓ أَنَّهُۥ عَدُوٌّۭ لِّلَّهِ تَبَرَّأَ مِنْهُ ۚ إِنَّ إِبْرَٰهِيمَ لَأَوَّٰهٌ حَلِيمٌۭ

« Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais, dès qu’il lui apparut clairement qu’il était un ennemi d’Allah, il le désavoua. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent. »

[Sourate At tawbah – 9:114]

lorsqu’Ibrahim Aleyhi salam vu qu’il n’y avait plus d’espoirs il désavoua son  père. Ibn Kathir ajoute que cela devint clair lorsque son père mourut.

Nous voyons donc que pour Ibrahim aleyhi salam le duas se portait lorsque son père était vivant et non mort.

Concernant la parole du verset :

قَالَ ٱللَّهُ هَٰذَا يَوْمُ يَنفَعُ ٱلصَّٰدِقِينَ صِدْقُهُمْ ۚ لَهُمْ جَنَّٰتٌۭ تَجْرِى مِن تَحْتِهَا ٱلْأَنْهَٰرُ ﴿

﴾ خَٰلِدِينَ فِيهَآ أَبَدًۭا ۚ رَّضِىَ ٱللَّهُ عَنْهُمْ وَرَضُوا۟ عَنْهُ ۚ ذَٰلِكَ ٱلْفَوْزُ ٱلْعَظِيمُ

«Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques: ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement.» Allah les a agréés et eux L’ont agréé. Voilà l’énorme succès. »

[sourate Al Maidah – verset 119]

il est rattaché au fait que les védiques sont ceux qui ont suivit le chemin de Issa dans ce qu’il a dénoncé  :

«Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur». Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, C’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. »

Comment Issa Aleyhi salam  pourrait-il dire que qu’il se désavoue d’eux en sachant que Allah condamne les chrétiens qui disent 3 ? Les chrétiens qui disent 3 sont dans l’égarement. L’égarement est contraire a la vérité et les égarés sont opposés au  terme « véridiques ».
Ainsi un véridique ne peut être un égaré, Allah ne peut pas les mettre mécréant sur le même pied d égalité qu’un véridique donc d’un Musulman (soumis aux ordre de Issa et donc D’Allah croyant à son unicité Divine).

Le terme véridique se rattache donc à ceux qui ont tenu le cap et qui était soumis aux lois de Dieu  et pour lesquels Issa aleyhi salam ne se désavoue pas.

Ce qu’il ressort est la chose suivante : La règle générale est que Comme nous le savons les versets ambigus se lisent a la lumières des versets clairs aussi les versets minoritaires  s’interprètent à la lumière  des  versets majoritaires.

Aussi l’exception ne fait pas la règle et l’extraction d’une règle juridique ou d’une règle dogmatique ne  repose pas sur l’exception ou l’ambiguïté  .

 Continuons :

(قُرْبَىٰ مِنۢ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَٰبُ ٱلْجَحِيمِ)

«  Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. » 

[Sourate 9 verset 113]

وَمَا كَانَ ٱسْتِغْفَارُ إِبْرَٰهِيمَ لِأَبِيهِ إِلَّا عَن مَّوْعِدَةٍۢ وَعَدَهَآ إِيَّاهُ فَلَمَّا تَبَيَّنَ ﴿

﴾ لَهُۥٓ أَنَّهُۥ عَدُوٌّۭ لِّلَّهِ تَبَرَّأَ مِنْهُ ۚ إِنَّ إِبْرَٰهِيمَ لَأَوَّٰهٌ حَلِيمٌۭ

« Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais, dès qu’il lui apparut clairement qu’il était un ennemi d’Allah, il le désavoua. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent. »

[sourate 9 verset 114]

Comme dit plus haut, ici on voit que lorsque le père d’Ibrahim aleyhi salam mourut Ibrahim aleyhi salam se désavoua de lui et de sa promesse de demander pardon.

Le verset 114 nous rappel l’exception tandis que le verset 113 nous donne le cadre général d’ailleurs le verset 114 nous rappel le cadre général car la promesse ne tient plus…

Concernant ce passage Ali Ubn Abi Talha rapporte qu’Ibn Abbas à dit «  Les gens avaient l’habitude d’implorer le pardon pour leurs parents disparus, jusqu’à ce que  ce verset fut ce verset fut révélé. Ils s’abstinrent  des lors d’implorer pour leurs parents polythéistes morts mais le faire pour ceux qui sont vivants jusqu’à ce qu’il meurt.

Cependant il pourrait y avoir une opposition car le verset coranique D’Ibrahim aleyhi salam parle de son père qui est polythéiste, le verset 113 de la sourate 9 nous parle également des polythéistes et non des chrétiens. Il est bon de souligner que la règle s’applique pour les polythéistes.

Une des règles permettant d’affirmer qu’il n’est pas possible d’invoquer le pardon pour les chrétiens et les juifs par rapport a ce qui est cité au dessus est le Tanqîh ul-manât (  « Qiyâs ut-tamthîl » ; « Qiyâs ul-‘illa »; « Qiyâs ul-ashbâh » ;  « Qiyâs un-nazâ’ïr).
Ce raisonnement par analogie consiste à transmettre une règle particulière relaté dans les textes et l’étendre à un cas particulier dont les texte ne se sont pas prononcé. Cela est justifier par le fait que le premier soit semblable au second car le second peut soutenir la règle du premier.

Le « Tanqîh ul-manât » mène donc à un « élargissement » du champ de la règle par rapport au strict contexte dans lequel elle avait été stipulée.

En dehors de cet analogie nous voyons au travers de la source qui suit que le messager d’Allah n’a pas eu la permission d’implorer le pardon pour  sa maman, or sa maman n’était pas polythéiste et faisait partie des gens de la fitra. ( C’est-à-dire ceux ne suivant pas de culte établie mais avait en eux la croyance d’un Dieu unique, dépourvu d’associer.)

Dans le sahih Muslim au numéro 976 a et 976 b il nous ait rapporté que le prophète a demandé la permission d’implorer le pardon pour sa mère et il lui à été interdit
l’imam An Nawawi qui est le commentateur le plus célèbre du sahih Muslim dit :

« Et il est interdit de prier pour le pardon des infidèles.

Le même récit est rapporté par Ahmad au  numéro 23003.

 

Aussi la tradition musulmane nous compte que Notre prophète bien Aimé aurait fait la salat al Janaza sur Negus, Qu’en est-il ?

 

Dans la sunna nous avons des ahadiths qui vont dans le sens où Negus aurait été Musulman :

Plusieurs sources islamique parle de la mort du Negus :

« Abu Huraira a rapporté que le Messager d’Allah (sallAllaahu alayhi wa sallam) a donné au peuple des nouvelles de la mort de negus le jour de sa mort, et il les a emmenés au lieu de prière et a observé quatre takbirs. »
(Muslim 2076)

Abu Huraira a rapporté: Le Messager d’Allah (sallAllaahu alayhi wa sallam) nous a donné la nouvelle de la mort de nègus, le souverain d’Abyssinie, le jour de sa mort, et il a dit (à nous): Pardonnez pour votre frère. Ibn Shihab a dit que Sa’id b. Musayyib avait raconté qu’Abu Huraira lui avait raconté que le Messager d’Allah (sallallahu alayhi wa sallam) les avait rassemblés dans un lieu de prière, et a offert la prière et a récité quatre takbirs pour lui.

(Muslim 2077)

 

Jabir b. ‘Abdullah a rapporté que le Messager d’Allah a offert une prière pour Ashama, le negus, et a récité quatre takbirs.

(sahihMuslim 2080)

Jabir b. ‘Abdullah a rapporté le Messager d’Allah (sallAllahu alaihi wasallam) en disant: Il est mort aujourd’hui le pieux serviteur d’Allah, ashama. Alors il se leva et nous conduisit (prière funèbre) sur lui.
(sahih Muslim 2081)

‘Imran b. Husain a rapporté le Messager d’Allah (sallAllaahu alayhi wa sallam) en disant: Votre frère est mort; Ainsi se lèvent et offrent la prière pour lui, i. E. négus. Et dans le hadith transmis par Zubair (les mots sont): « Votre frère. »

(sahih Muslim 2083)

Dans les hadiths De Boukhari nous voyons :

Raporté par Jabir :
Lorsque Negus est mort, le Prophète (ﷺ) a dit: «Aujourd’hui, un homme pieux est mort. Alors, levez-vous et offrez la prière funéraire pour votre frère Ashama. »

(sahih Al-Bukhari 3877)

Abour Houreyra rapporte que le messager d’Allah aleyhi salat wa salam les a informé, i.e les compagnons) de la mort de Negus, le roi d’Ethiopie, le jour même où ce dernier est mort, et dit: «Demandez le pardon d’Allah pour ton frère »

(sahih Al-Boukhari 3880)

Ainsi nous constatons que dans les ahadith le mot « frère » revient de manière récurrente.
A ma connaissance le mot « frère » pour designer une personne du livre,en l’occurrence ici un chrétien n’a jamais été employé par le prophète aleyhi salat wa salam et n’est pas utilisé dans le Qu’ran non plus.

Cela va dans le sens des propos du prophete aleyhi salat wa salam lrosqu’un musulman était entéré :

« Invoquez le pardon pour votre frère et demandez à ce qu’il soit affermi dans sa foi. Il est soumis maintenant à interrogatoire »
(Aboû Dâwoûd, al-Bazzâr, ad-Dâraqoutnî, al-Bayhaqî et authentique selon al-Hâkim )

Maintenant concernant les preuves Coraniques et les preuves venant de la sounna il nous rapporté plusieurs choses.

Sourate 9.113 :

مَا كَانَ لِلنَّبِىِّ وَٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ أَن يَسْتَغْفِرُوا۟ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوٓا۟ ﴿

﴾ أُو۟لِى قُرْبَىٰ مِنۢ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَٰبُ ٱلْجَحِيمِ

« Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. »

Ibn Kathir concernant ce passage nous donne beaucoup de récit dont une conversation entre Omar Ibn Al Khattab et notre prophete bien aimé aleyhi salat wa salam qui était en train de pleurer et qui stipule qu’il (Aleyhi salat wa salam) a demandé à Allah la permission d’implorer pour sa mère et cela à été refuser par Allah.
Cela est rapporté par de nombreuses sources.

.

Cela est renforcé  par le verset 84 de la sourate 9 :

وَلَا تُصَلِّ عَلَىٰٓ أَحَدٍۢ مِّنْهُم مَّاتَ أَبَدًۭا وَلَا تَقُمْ عَلَىٰ قَبْرِهِۦٓ ﴿

﴾ إِنَّهُمْ كَفَرُوا۟ بِٱللَّهِ وَرَسُولِهِۦ وَمَاتُوا۟ وَهُمْ فَٰسِقُونَ

« Et ne fais jamais la Ṣalāt sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe, parce qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, et ils sont morts tout en étant pervers. »

Le terme debout signigie faire la priere debout car pour la salat al janaza , il n’y a ni roukou ni soujoud, tout se fait en station débout.

Pour la sourate 9 verset  84 Ici il est question des hypocrites, ceux qui sont sortis de l’Islam et donc qui ne sont plus musulmans.
Cela englobe également les infidèles car un hypocrite est quelqu’un qui à cru et ensuite qui s’est désengagé. Il a été fidèle parce qu’il a suivit et est devenu infidèle car il ne suit plus.
Un infidèle est donc une personne qui ne sui pas le Nabi rassouloulah aleyhi salat wa salam or les polythéistes, les zoroastriens, les juifs, les chrétiens sont des infidèles car il ne suivent pas le prophète. La notion de mécréance est à distingué de la fidélité.
Or ici il n’est pas question de mécréance mais d’être fidèle ou non.

Aussi est bon de rappeler que le verset 84 de la sourate 9 fut révélé pendant la bataille de Tabouk et que Le Négus est décédé après la bataille de Tabouk en l’an 9 pendant le mois de Rajab.

Ici si l’on prend le raisonnement du Cheikh Imran Hosein, c’est-à-dire qu’une sounna ne peut abroger un verset coranique alors La salat al Janaza n’aurait  pas été prescrite pour le Négus.
Il ne convient pas que le messager d’Allah soubanahou wa ta’ala désobéisse à Allah.
Négus selon cette logique était donc musulman

مَا كَانَ لِلنَّبِىِّ وَٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ أَن يَسْتَغْفِرُوا۟ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُوٓا۟ أُو۟لِى ﴿

﴾ قُرْبَىٰ مِنۢ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَٰبُ ٱلْجَحِيمِ

«  Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. » 

[Sourate 9 verset 113]

وَمَا كَانَ ٱسْتِغْفَارُ إِبْرَٰهِيمَ لِأَبِيهِ إِلَّا عَن مَّوْعِدَةٍۢ وَعَدَهَآ إِيَّاهُ فَلَمَّا تَبَيَّنَ ﴿

﴾ لَهُۥٓ أَنَّهُۥ عَدُوٌّۭ لِّلَّهِ تَبَرَّأَ مِنْهُ ۚ إِنَّ إِبْرَٰهِيمَ لَأَوَّٰهٌ حَلِيمٌۭ

« Abraham ne demanda pardon en faveur de son père qu’à cause d’une promesse qu’il lui avait faite. Mais, dès qu’il lui apparut clairement qu’il était un ennemi d’Allah, il le désavoua. Abraham était certes plein de sollicitude et indulgent. »

[sourate 9 verset 114]

Comme dit plus haut, ici on voit que lorsque le pere d’Ibrahim aleyhi salam mourut Ibrahim aleyhi salam se désavoua de lui et de sa promesse de demander pardon.

Le verset 114 nous rappel l’exception tandis que le verset 113 nous donne le cadre génréa d’ailleurs le verset 114 nous rappel le cadre génral car la promesse ne tient plus…

Concernant ce passage Ali Ubn Abi Talha rapporte qu’Ibn Abbas à dit «  Les gens avaient l’habitude d’implorer le pardon pour leurs parents disparus, jusqu’à ce que  ce verset fut ce verset fut révélé. Ils s’abstinrent  des lors d’implorer pour leurs parents polythéistes morts mais le faire pour ceux qui sont vivants jusqu’à ce qu’il meurt.

Cependant il pourrait y avoir une opposition car le verset coranique D’Ibrahim aleyhi salam parle de son père qui est polythéiste, le verset 113 de la sourate 9 nous parle également des polythéistes et non des chrétiens. Il est bon de souligner que la règle s’applique pour les polythéistes.

Une des règles permettant d’affirmer qu’il n’est pas possible d’invoquer le pardon pour les chrétiens et les juifs par rapport a ce qui est cité au dessus est le Tanqîh ul-manât ( appelé également « Qiyâs ut-tamthîl », encore appelé : « Qiyâs ul-‘illa », « Qiyâs ul-ashbâh », ou « Qiyâs un-nazâ’ïr) qui est
Ce raisonnement par analogie consiste à transmettre une règle particulière relaté dans les textes et l’étendre à un cas particulier dont les texte ne se sont pas prononcé. Cela est justifier par le fait que le premier soit semblable au second car le second peut soutenir la règle du premier.

Le « Tanqîh ul-manât » mène donc à un « élargissement » du champ de la règle par rapport au strict contexte dans lequel elle avait été stipulée.

En dehors de cet analogie nous voyons au travers de la source qui suit que le messager d’Allah n’a pas eu la permission d’implorer le pardon pour  sa maman, or sa maman n’était pas polythéiste et faisait partie des gens de la fitra. ( C’est-à-dire ceux ne suivant pas de culte établie mais avait en eux la croyance d’un Dieu unique, dépourvu d’associer.)

Dans le sahih muslim au numéro 976 a et 976 b il nous ait rapporté que le prophète a demandé la permission d’implorer le pardon pour sa mère et il lui à été interdit
l’imam An Nawawi qui est le commentateur le plus célèbre du sahih Muslim dit :

« Et il est interdit de prier pour le pardon des infidèles.

Le même récit est rapporté par Ahmad au  numéro 23003.

WA Allah wa a’lem ( Et Allah sait mieux)

 

 

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